Poèmes de Bernard Noël

*

Tout espace tendu est intérieur. Quand l’étoile tombe, le ciel est une tête qui pense. Pour tendre l’espace, il faut être clair. Clair comme la nuit, car l’obscur est sans reflet.

*

il y a la main sur la bouche

tout ce qui couvre est pareil

impose même deuil

les lèvres jettent nos paroles

une pierre tombe de moins haut

on oublie

et quand on ne sait plus ce que l’on sait

la vie est à l’aise

un peu d’est-ce moi

rend la tempe douce

sous qui ai-je souffert

les os ont tout leur temps

le nom aussi

on dit que ce qui est écrit cache

la chose qui voulait l’être

c’est faire du mystère à peu de frais

il n’y a de mystérieux que le venir

et qu’il batte de l’aile sous l’écrit

et non pas au-dessus

les dieux d’autrefois se sont trompés

s’ils avaient aimé l’en-dessous

ils vivaient

*

il n’y avait plus d’envers
où terrer une idée
ni d’ombre pour la mousse

le sable avait bu le désir
qui prolongeait ce songe
et l’air ne portait plus

qui fut la proue du temps
quand l’heure revenue
montra le seuil dissous
et l’aile refermée

le chemin
le chemin n’était plus
que la voie du chemin sans chemin

*

Né le 19 novembre 1930 à Sainte-Geneviève-sur-Argence (Aveyron).
Grand prix national de poésie en 1992. Héritier du surréalisme sans en être l’épigone, proche de Georges Bataille, il a su donner à l’érotisme une dimension à la fois épique et désespérée. Son œuvre, d’une amplitude considérable, est celle d’un poète, d’un ro- mancier, d’un dramaturge, d’un critique d’art, mais aussi celle d’un penseur qui a pour visée essentielle de « rendre sens » et par là d’inventer un espace délivré de l’ordre marchand qui asservit autant les corps que les têtes.
Bernard Noël est mort le mardi 13 avril 2021, à une heure du matin.

Publications

  • Sur le peu de révolution, avec Michel Surya, Éditions de la Nerthe, 2020.
  • Un toucher aérien, avec des dessins de Bernard Moninot, Artgo & Cie, 2020.
  • Une machine à voir, Éditions Fata Morgana, 2019.
  • Le Poème des morts, Éditions Fata Morgana, 2017.
  • La Comédie intime, Éditions P.O.L., 2015.
  • Monologue du nous, Éditions P.O.L., 2015.
  • Un Temps sans lieu, Éditions Aencrages, 2015.
  • La Place de l’autre, Éditions P.O.L., 2013.
  • Le Roman de l’être, Éditions P.O.L., 2012.
  • Le Livre de l’oubli, Éditions P.O.L., 2012.
  • L’Outrage aux mots, Éditions P.O.L., 2011.
  • Les Plumes d’Éros, Éditions P.O.L., 2010.
  • Le jardin d’encre / El jardin de Tinta, Éditions L’oreille du Loup, 2008.
  • Réminiscences (18) – Ce Jardin d’Encre, Éditions Aencrages&Co, 2008.
  • Le reste du voyage, Éditions Seuil, 2006.
  • La vie en désordre, Éditions L’Amourier, 2005.
  • Les Yeux dans la couleur, Éditions P.O.L., 2004.
  • Un trajet en hiver, Éditions P.O.L., 2004.
  • Romans d’un regard, Éditions P.O.L., 2003.
  • La Peau et les Mots, Éditions P.O.L., 2002.
  • La Face de silence, Éditions P.O.L., 2002.
  • La Maladie du sens, Éditions P.O.L., 2001.
  • Le roman d’Adam et Ève, Éditions L’Atelier des Brisants, 2001.
  • Treize cases du je, Éditions P.O.L., 1998.
  • Le 19 octobre 1977, Éditions P.O.L., 1998.
  • Magritte, Éditions P.O.L., 1998.
  • La Langue d’Anna, Éditions P.O.L., 1998.
  • Le tu et le silence, Fata Morgane, 1998.
  • Le Reste du voyage, Éditions P.O.L, 1997.
  • La Castration mentale, Éditions P.O.L, 1997.
  • L’Espace du désir, Éditions L’Écarlate, 1995.
  • La Maladie de la chair, Éditions Petite bibliothèque Ombre, 1995.
  • La Castration mentale, Éditions Ulysse fin de siècle, 1994.
  • Le Syndrome de Gramsci, Éditions P.O.L, 1994.
  • L’Ombre du double, Éditions P.O.L, 1993.
  • La Chute des temps, Éditions Poésie/Gallimard, 1993.
  • Le Château de Cène, Éditions Jérôme Martineau, 1992.
  • Les premiers mots, Éditions Flammarion, 1990.
  • Portrait du monde, Éditions P.O.L., 1988.
  • La Reconstitution, Éditions P.O.L., 1988.
  • Onze romans d’œil, Éditions P.O.L., 1988.
  • Journal du regard, Éditions P.O.L., 1988.
  • La rumeur de l’air, Éditions Fata Morgana, 1986.
  • La rencontre avec Tatarka, Éditions Talus d’Approches, 1986.
  • Fables pour ne pas, Éditions Unes, 1985.
  • L’enfer, dit-on…, Éditions Herscher, 1983.
  • La chute des temps, Éditions Flammarion, 1983.
  • Poèmes 1, Éditions Flammarion, 1983.
  • La moitié du geste, Éditions Fata Morgana, 1982.
  • L’été langue morte, ÉditionsFata Morgana, 1982.
  • Bruits de langues, Éditions Talus d’Approches, 1980.
  • D’une main obscure, Éditions Fata Morgana, 1980.
  • Le Château de Hors, Éditions Fata Morgana, 1979.
  • Le 19 octobre 1977, Éditions Flammarion, 1979.
  • Une messe blanche, Éditions Fata Morgana, 1977.
  • Lecture du chilom, Éditions Brandes, 1977.
  • L’Outrage aux mots, Éditions Pauvert, 1975.
  • Treize cases du je, Éditions Flammarion, 1975.
  • Le Dictionnaire de la Commune, Éditions Hazan, 1971.
  • À vif enfin la nuit, Éditions Fata Morgana, 1968.
  • La face de silence, Éditions Flammarion, 1967.
  • Extraits du corps, Éditions Minuit, 1958.
  • Les yeux chimères, Éditions Caractères, 1953.

Poèmes de Jean-Paul Daoust

*

Dedans le miroir

La vieillesse neige

Le corps nous nargue

Je me poste

Les yeux pharaon

Devant le désert

*

Un vent léger joue de la mandoline

Dans les branches du saule

Créant une musique de déluge

Sirocco fiévreux arrachant les roses de sable

Quand les lucioles de la mort scintillent

*

J’ai été un corps qui a appris à germer

Dans la serre de tes étreintes

*

Jean-Paul Daoust a publié plus d’une quarantaine d’ouvrages de poésie, deux romans et un recueil de récits intitulé Sand Bar. Lauréat du prix du Gouverneur général (1990) pour Les cendres bleues, il a été directeur de la revue de poésie Estuaire de 1993 à 2003. Le vitrail brisé (2009) a remporté le Grand prix Québecor du Festival international de la poésie. Poète en résidence de l’émission « Plus on est de fous, plus on lit » diffusée sur la première chaîne de Radio-Canada, ses Odes radiophoniques ainsi qu’une réédition en format de poche de 111, Wooster street ont paru aux éditions Poètes de brousse.

www.jeanpauldaoust.com

Photos de Jean-Paul Daoust - Babelio.com

Disparition de Bruno Roy, fondateur des éditions Fata Morgana

Bruno Roy avait fondé les éditions Fata Morgana en 1966. Il s’est éteint à l’âge de 81 ans.

Il a publié une impressionnante galerie de grands auteurs : Maurice Blanchot, André Breton, Roger Caillois, Paul Celan, Emil Cioran, Michel Foucault, Philippe Jaccottet ou encore Henri Michaux. L’éditeur Bruno Roy, fondateur en 1966 des éditions Fata Morgana, est mort le 15 septembre dernier. Il était âgé de 81 ans.

Aussi prestigieuses que confidentielles, les éditions Fata Morgana, basées à Saint-Clément-de-Rivière, dans l’Hérault, sont connues pour l’exigence de leur catalogue et leur fabrication extrêmement soignée. Spécialisées dans les domaines des arts et de la littérature – même si elles ne publient pas de romans –, elles sont aujourd’hui dirigées par David Massabuau.

Fata Morgana partage son activité entre les livres vendus en librairie et les livres pour bibliophile, destinés aux lieux d’art tels que des galeries. La maison, aujourd’hui la plus ancienne toujours en activité dans la région Occitanie, publie une trentaine de nouveautés par an. Pierre Bergounioux, Jonathan Littell ou Eric Chevillard figurent notamment à son catalogue récent.

En plus de son activité d’éditeur, Bruno Roy fut également pendant longtemps professeur de sociologie.

Il sera sans doute peu question de cette disparition. Et pourtant… quelle liberté il donnait à ses auteurs, celle de vivre hors de l’ambition, de la vanité, de la concurrence, de continuer à écrire infiniment à notre guise sur la première page blanche que nous avions trouvée en arrivant si tardivement sur la terre. Reposez en paix, Bruno… ou pas… car je me demande tout à coup si l’on peut sans vous trahir formuler ce vœu pour vous.

Finaliste aux Grands Prix Desjardins de la culture de Lanaudière, catégorie littérature

Bonjour, j’ai le grand plaisir et l’honneur d’être finaliste pour le prix littérature de cette année. Vive la poésie.

Retour à un gala en présentiel et annonce des finalistes ! 30e édition des Grands prix Desjardins de la culture

« C’est un réel bonheur de pouvoir nous réunir pour assister à la 30e édition du gala des Grands Prix Desjardins en présentiel, mais surtout pour célébrer la communauté culturelle lanaudoise comme il se doit. 30 ans comme seul grand événement d’envergure dans Lanaudière qui vise la récompense, par la remise de prix, la reconnaissance et la mise en valeur de notre culture, ça se fête en grand ! » déclare Jean-Pierre Corneault, président de Culture Lanaudière.

billeterie

Culture Lanaudière est très fière de vous inviter au 30e gala des Grands Prix Desjardins qui aura lieu le vendredi 8 octobre 2021, à 19 h, au Carrefour culturel de Notre-Dame-des-Prairies. Nous sommes très heureux de faire un retour au gala en présentiel, et ce en toute sécurité, car les mesures sanitaires seront notre priorité pour assurer la bienséance de la soirée. Cette année, c’est un gala à ne pas manquer qui mettra en lumière le travail des acteurs et actrices du milieu culturel de notre région et un spectacle honorant la communauté autochtone. Les billets sont en vente dès maintenant, sur le site internet de Culture Lanaudière au coût de 25$ chacun.

« C’est un réel bonheur de pouvoir nous réunir pour assister à la 30e édition du gala des Grands Prix Desjardins en présentiel, mais surtout pour célébrer la communauté culturelle lanaudoise comme il se doit. 30 ans comme seul grand événement d’envergure dans Lanaudière qui vise la récompense, par la remise de prix, la reconnaissance et la mise en valeur de notre culture, ça se fête en grand ! » déclare Jean-Pierre Corneault, président de Culture Lanaudière.

Les finalistes des Grands Prix Desjardins 2021

Encore une fois, le jury a eu de dures décisions à prendre, car les candidatures ont été nombreuses, plus qu’intéressantes et variées. Il va s’en dire que la COVID-19 n’a pas miné la créativité de nos artistes lanaudois.e.s et nous remercions tous les candidats qui ont répondu à notre appel. Les lauréats seront dévoilés lors du gala des Grands Prix Desjardins, le 8 octobre prochain.

Prix du CALQ – Artiste de l’année

  • Mélissandre Tremblay-Bourassa
  • Sakay Ottawa
  • Stéphane Laforest

Prix Ambassadeur Web Télé-Québec

  • Mélissandre Tremblay-Bourassa
  • Audrée Wilhelmy
  • Pascale Leblanc

Prix Robert-Lussier Bénévolat

  • Marianne Rainville
  • Sculptures au Jardin
  • La Sorcière Tikipik en direct du Jardin des citrouilles – 4e Édition

Prix Innovation

  • Bibliothèque de Saint-Félix-de-Valois
  • Réseau des bibliothèques de Repentigny
  • Laurence St-Martin

Prix Musique

Prix Arts de la scène (sauf musique)

Prix Jeunes public

  • Camille Noël
  • Marie-Soleil Roy
  • Philippe Jetté

Prix Arts visuels

À venir. Dévoilement lors du gala, le 8 octobre prochain.

Prix Littérature

  • Roxanne Bouchard
  • Christophe Condello
  • Marc-André Poisson

Prix Patrimoine

  • MRC de Montcalm
  • Caroline Fortin
  • Olivier Lamarre et Valérie Bizier
  • Johanne Renaud

Prix Métiers d’art

  • Jean-Pierre Gauvreau
  • Marie-Hélène Robillard
  • Catherine Venne

Prix Partenaire culturel

  • Centre culturel Desjardins
  • Diffusion Hector-Charland
  • Josée Girard

Prix Municipalité culturelle

  • MRC de Montcalm
  • Ville de Saint-Lin-Laurentides
  • Saint-Alphonse-Rodriguez

Prix Éducation

  • Chrystine Bouchard
  • Simon Boudreau
  • Théâtre Advienne que Pourra

Prix Artiste autochtone [NOUVEAUTÉ]

  • Marie-Claude Nequado
  • Gilbert Niquay
  • Sakay Ottawa

Prix Coup de cœur Desjardins

À venir. Dévoilement lors du gala, le 8 octobre prochain.

À propos des Grands Prix Desjardins de la culture de Lanaudière

Les Grands Prix Desjardins de la culture de Lanaudière sont une initiative de Culture Lanaudière qui vise à souligner le travail des artistes, des artisans, des bénévoles et des partenaires culturels. Ce gala participe à l’essor d’un secteur en pleine effervescence et contribue à renforcer l’identité et la fierté d’être Lanaudois.

À propos de Culture Lanaudière

Culture Lanaudière est un organisme indépendant à but non lucratif créé en 1978 dans le but d’appuyer le développement des arts et de la culture ainsi que la professionnalisation des artistes de la région. Culture Lanaudière est reconnu comme un conseil régional de la culture et rassemble toutes personnes et organismes qui souhaitent contribuer à la réalisation de sa mission. Culture Lanaudière est sur FacebookTwitterInstagram et culturelanaudiere.qc.ca.

https://plumelibre.ca/toutes-les-municipalites/retour-%C3%A0-un-gala-en-pr%C3%A9sentiel-et-annonce-des-finalistes-30e-%C3%A9dition-des-grands-prix-desjardins-de-la-culture?fbclid=IwAR3VZvJzyBMrJDToDXt_TezR6sFj4KAm6rn1Czo4-9rCKjfLmDxG8o5ebKc

Publication du recueil de haïkus Après la cendre chez Le Lys Bleu Éditions

J’ai le plaisir de publier ce recueil chez Le Lys Bleu Éditions (https://www.lysbleueditions.com/).

Le Lys Bleu Éditions a le plaisir d’annoncer la publication du recueil de haïkus Après la cendre de l’auteur franco-québécois Christophe Condello.

Christophe Condello a exploré dans ses livres précédents des thèmes comme l’amour, le sens de l’existence et nos multiples questionnements quant à la présence de Dieu.

Dans ce recueil, une voix et un horizon se lèvent. Les mots, à la fois légers et contemplatifs, jettent ici un regard plein de sens et de sensualité, au plus près de la cendre de nos vies. Les poèmes étincellent, témoins et complices, dans l’aurore qui jaillit chaque fois comme un jour initial.

Pour voir et commander le livre: https://www.lysbleueditions.com/produit/apres-la-cendre/

Amourier Éditions: Rendez-vous

Nos prochains rendez-vous

Amies et amis des livres,

Après vous avoir reçus à domicile lors de nos Voix du Basilic il y a seulement un peu plus d’une semaine, nous allons reprendre nos pérégrinations pour aller à votre rencontre…

Tout d’abord comme indiqué ci-dessus Bernadette Griot et Alain Freixe seront à Montolieu “village du livre” qui a choisi d’honorer les Communes de Narbonne et de Paris en 1871 et de rendre un hommage à Bernard Noël; vous accèderez au programme complet en cliquant ici.

À l’auditorium de la Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale de Nice le Vendredi 1er octobre à 15 heures vous pourrez rencontrer Jeanne Bastide, ci-dessus, et son Déjeuner de soleil ainsi qu’Alain Guillard, ci-après, qui vous proposera de découvrir son dernier livre Et n’oublie pas la lumière avant de… C’est Michel Séonnet qui s’entretiendra avec eux.



Dans le même temps, le Festival du livre de Mouans-Sartoux, dans les Alpes Maritimes, se tiendra du 1er au 3 octobre, nous y exposerons nos livres dans l’espace B sur le stand N°59 (fond ci-dessous). Au sein du café Beaux-livres, dans ce même espace B, Alain Freixe présentera le Samedi à 15h avec Ernest Pignon-Ernest J’ai senti ton absence exacte au rendez-vous de Marie-Claude Grail que nous publions à l’occasion du festival; puis le dimanche, toujours à 15h et au même endroit, cap sur la Commune de Paris 1871 avec Bernadette Griot qui parlera du Dictionnaire de la Commune accompagnée de Michel Séonnet qui animera l’intervention.

Nous vous parlerons la prochaine fois du 38ème bis Marché de la Poésie qui se tiendra du Mercredi 20 au Dimanche 24 Octobre sur la Place St Sulpice à Paris dans le 6° arrondissement… Nous y serons aussi!

en amitié,
Jean Princivalle

Pour toutes réponses: editions@amourier.fr

Publications diverses aux Éditions du Cygne

Narspi de Konstantin IVANOV ISBN : 978-2-84924-660-313 x 20 cm 86 pages 12,00 €Le conte poétique Narspi raconte l’amour tragique d’un homme pauvre, Setner, pour la jeune fille Narspi, fille de parents riches. La haine profonde de l’injustice sociale et le rêve de libérer le peuple tchouvache des chaînes d’une moralité traditionnelle conservatrice sont les thèmes principaux de cette œuvre populaire majeure de la culture tchouvache (présente encore de nos jours en Fédération de Russie notamment en République de Tchouvachie et dans quelques régions voisines)..
Narspi a été traduit dans de nombreuses langues à travers le monde, des pièces de théâtre et un opéra ont été créés à partir de ce texte.
Nous proposons ici la première traduction complète en langue française.Konstantin Vassilievitch Ivanov (1890-1915) était un poète et traducteur russe d’ethnie tchouvache. Il est l’un des principaux écrivains sur la culture populaire tchouvache. Il est connu entre autres pour avoir publié la Marseillaise tchouvache (Lève-toi, oh Tchouvache !) après la Révolution russe de 1905.
   
Don d’entendre de Milena BURJEVA Traduit du bulgare par Anélia VÉLÉVA & Païssy HRISTOV ISBN : 978-2-84924-664-113 x 20 cm 50 pages 10,00 €Don d’entendre est un recueil puissant qui nous vient de Bulgarie. Avec son oeil affûté et sa plume sans concession, Milena Burjeva va au-delà de l’écrit, ses mots deviennent sonores, elle nous donne à entendre. Et l’ouïe devient une exigence quand Il [lui] arrive d’aimer le mal, quand [elle] erre dans les cheveux cendrés de la Maritsa, quand même les mères laides donnent naissance.
Ce recueil est effectivement un don, celui de la lucidité doucereuse qu’on se surprend à adouber. Milena Burjeva est une poétesse, écrivain et critique de théâtre bulgare née en 1972 à Plovdiv, en Bulgarie. Après avoir suivi ses études secondaires au lycée français de Bourgas, elle a obtenu son diplôme de master en Sciences théâtrales à l’Académie nationale des arts dramatique et cinématographique « Kr. Sarafov » à Sofia et a suivi des spécialisations en Mise en scène pour théâtre dramatique à la même Académie et en Maîtrise de télévision à la Nouvelle Université Bulgare. Elle vit à Sofia.
En Bulgarie, elle a publié huit livres et environ quatre-vingts publications de poèmes, de contes et de comptes-rendus sur le théâtre.
Certains de ses contes et ses poèmes ont été publiés en France et en Belgique dans différentes revues : LittéralesFlorilègeVocatifPaysages écritsLe Capital des MotsRecours au РoèmeRevue VersoIncertain regard et Traversée.
Elle est membre de l’Union des écrivains bulgares.
 
De la musique
de Luz ASCARATE ISBN : 978-2-84924-662-713 x 20 cm 56 pages 10,00 €
Inspirés par le mysticisme médiéval, les Gnossiennes d’Erik Satie et la poésie de René Char, les poèmes de ce recueil tentent de nous situer là où la musique et la poésie se rejoignent au plus profond de l’esprit : dans le poétique. Au croisement du sujet artiste et du sujet spectateur, l’auteure retrace l’histoire de deux solitudes unies sans mélange par la recherche d’un fondement surnaturel de la beauté. Le chemin vers ce soubassement métaphysique de la nature et de l’esprit est latent dans l’enchaînement miraculeux des sons et des couleurs de la vie ordinaire.Luz Ascarate est née le 15 novembre 1989 à Callao (Pérou). Elle est poète et philosophe. Elle a publié deux recueils en espagnol : Lo irreal intacto en lo real devastado (Alastor, 2020) et La redención del Pishtaco o la máquina del movimiento perpetuo (Alastor, 2021).
De la musique est son premier recueil de poèmes en français.
 
Krankenhaus
suivi de Carnet hollandais et autres inédits de Luigi CAROTENUTO Traduit de l’italien par
 Irène DUBOEUF ISBN : 978-2-84924-659-713 x 20 cm 52 pages 10,00 €
Ce livre regroupe trois recueils : KrankenhausCarnet hollandais et des inédits intitulés avec ironie Conserver à l’abri de la lumière et de la chaleur. Trois « séquences » qui reflètent une même atmosphère. Si certains textes ont été remaniés, tous, dans leur version première, ont été écrits à la même époque, pendant une période qui s’étend sur une année. Le style auquel nous a habitué le poète Luigi Carotenuto dans ses précédents recueils, fait à la fois d’introspection et d’altérité, de légèreté et de profondeur, d’onirisme et de réalisme, se retrouve dans les poèmes qui suivent, même si ceux-ci sont plus brefs, plus incisifs, plus tourmentés et désenchantés.
Dans ce livre où la parole, fuyante et brève, «ellipse d’émotion autour de laquelle tournent l’effondrement, les souvenirs et un sens vital contradictoire », dit l’intime tout en nous projetant dans une dimension collective, Luigi Carotenuto évoque autant une mort réelle, celle du père, une mort symbolique, celle du fil, qu’une mort métaphysique, passage obligé pour renaître et entamer un lent cheminement vers le Moi véritable.Luigi Carotenuto, poète italien né en 1981 à Giarre (Sicile), vit à Castell’Arquato. Il est présent dans de nombreuses revues italiennes. Plusieurs de ses poèmes sont également publiés en langues espagnole et française. Critique littéraire, il est rédacteur de la revue en ligne L’Estroverso, périodique culturel pour lequel il est chargé du secteur poésie contemporaine, art et psychologie.
 
Bleus d’aurore de Dominique AGUESSY Préface de Piet LINCKEN ISBN : 978-2-84924-666-513 x 20 cm 102 pages 13,00 €Bleus d’aurore, poèmes éloge de la fragilité, retrouvent le chemin de l’émerveillement, de la quête du sens de l’Histoire, du sens de la vie pour chacun, de ce qui peut être partagé et vécu en commun. « L’enfance nous accompagne/la vie durant le temps fuyant/l’émerveillement nous régénère ».
Les mots nous préservent de l’indifférence, invitent chacun à prendre place. Si le chemin présente écueils, épreuves, traverse des zones d’ombres et de turbulences, la poésie nous rappelle que « la lumière doit /autant à l’obscur/qu’au jaillissement/de l’étincelle »
Au fur et à mesure de ces pages se dessinent des paysages, affleurent des émotions qui doivent leur intensité aux palettes de bleus que nous offre la nature à l’aurore.Dominique AGUESSY est sociologue, auteure d’ouvrages sur les contes africains aux Éditions L’Harmattan et Maisonneuve et Larose ; d’un essai, Pouvoir et démocratie à l’épreuve du syndicalisme (Unesco-Breda). Au fil de recueils de poèmes, La soif des oasisTant de chemins ouvertsFragments d’archives sous la neigeComme un souffle fragile, la poésie propose un art de vivre. Bleus d’aurore s’inscrit dans cette lignée, entre doutes et audaces.
   
Par l’aiguille du sel de Luminitza C. TIGIRLAS Illustration de couverture de Doïna VIERU ISBN : 978-2-84924-661-013 x 20 cm 78 pages 12,00 €Les textes ouvrent le mot Sarmatienne que la mère prononce, elle sème ses paroles dans les sillons antédiluviens, à savoir les traces salines de la mer asséchée des Sarmates. Le sel figure une morsure du sensoriel, de tous les sens de l’humain et de l’inhumain, de la bête sommeillant et se lignifiant en nous comme dans les sarments des vignes, il se dépose aussi dans les lacrymatoires qu’on y accroche au printemps… Le sel grignote la fibre langagière transmise par Sonya, l’aïeule d’une lignée, d’un alphabet proscris et d’une Mer Sarmatienne refoulée. En Moldova post-sarmatienne / le nom du sel / s’éternise dans le sanscrit  : sare / Dites en longueur sa-a-are… e-e-e… / et le mot devient sacré. Avec ce vocable de l’enfance d’autres toponymes salins transportent la poésie pour faire vibrer sa nouvelle langue  : Mon souffle titube / devant le Quercy blanc…Luminitza C. Tigirlas, d’origine roumaine, née en Moldova orientale, est une survivante de l’assimilation linguistique dans l’URSS. Écrivaine de langue française, psychanalyste trilingue à Montpellier. Elle a publié sa poésie en recueils dont Ici à nous perdre, (Du Cygne, 2019), Nuage lenticulaire, (Encres vives, 2019)  ; Foherion, (28 poèmes, Anthologie Triages / Tarabuste, 2019)  ; Noyer au rêve, (Du Cygne, 2018) et dans plus de vingt revues dont ARPA, Décharge, Triages, Voix d’encre, Friches, Traversées, R.A.L., Poésie sur Seine, Phœnix, Nunc, etc. Auteure de trois essais littéraires  : Fileuse de l’invisible—Marina Tsvetaeva, (De Corlevour, 2019)  ; Avec Lucian Blaga, poète de l’autre mémoire (Du Cygne, 2019)  ; Rilke-poème. Élancé dans l’asphère (L’Harmattan, 2017) et d’une fiction Le pli des leurres (Z4 éditions, 2020).
   
Treize acquiescements faits au cœur de Catherine BAPTISTE ISBN : 978-2-84924-658-013 x 20 cm 56 pages 10,00 €Parce qu’elle est particulièrement sensible à cette couleur, il s’agit pour l’autrice et son lecteur, de questionner, de tâtonner, d’explorer et de chanter l’ardeur rouge dont procèdent inlassablement, obstinément, pense-t-elle, les verticalités humaines et végétales.
Puiser puis élever sa parole, son âme et son corps dans la couleur rouge, c’est d’abord adhérer pleinement à l’élan vital du monde, à son énergie séculaire et fraternelle ; c’est mêler le sang à la sève, l’abstrait au très concret, l’homme à l’arbre, la femme à l’oiseau, la poésie à la vie.
Jusqu’à l’envol du cœur, son bondissement hors de la poitrine, face à l’indifférence ou à la beauté du monde.Née en 1973, Catherine Baptiste vit et travaille à Poitiers (86) où elle est art-thérapeute.
Sa poésie est un travail sur la langue en quête d’une formulation épurée et fulgurante, parfois lyrique, de ce qui fonde l’universellement humain. Cette poésie affirme et éclaire des valeurs éthiques et esthétiques en revendiquant plus particulièrement les faiblesses et les noirceurs naturelles de l’homme comme autant d’invites aux lecteurs à la tolérance de la différence et de la diversité.

Lancement de la revue Jupiter numéro 0

Chers amis, chers lecteurs (futurs amis, futurs lecteurs…), soutiens de la première heure et nouveaux arrivants,

C’est avec une joie non dissimulée (et non dissimulable) que nous avons le plaisir et l’honneur de vous annoncer la sortie officielle du premier numéro de la nouvelle revue graphique et poétique des Éditions L’Hermine et la Plume : JUPITER.
Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir à parcourir ses pages que nous en avons pris à la mettre sur orbite. 

Commander JUPITER : http://www.lhermineetlaplume.fr/paypal/

JUPITER – Numéro 0 / 10€
23 auteurs et artistes, 76 pages
Couverture : Reidmund Bertrams
Logo : Caroline Venturini
Éditée par les Éditions L’Hermine et la Plume
dirigées par Clément Talvas et Anna Souillac
Imprimé par Copy-Média
ISBN : 978-2-9562640-8-8
ISSN : En cours

Ode Vulgarité de Jean-Paul Daoust (Lecture à Radio-Canada)

Jean-Paul Daoust à Plus on est de fous, plus on lit, l’excellente émission de Marie-Louise Arsenault:

Plus on est de fous, plus on lit, ICI Première.

Lecture du poème de Jean-Paul Daoust: https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/plus-on-est-de-fous-plus-on-lit/segments/chronique/371645/ode-vulgarite-poesie-jean-paul-daoust?fbclid=IwAR1L2PO0_wTMzX0DL43DvoIm4j-EbghmfghY5aJGKua4PLNP6SK1etjITj8

Un homme avec un veston carotté et un chandail rouge sourit devant un micro.

Poèmes de Fernand Durepos

*

SAVOIR CE QU’INCAPABLE DE PAYER VEUT DIRE

merci

de ne pas m’avoir

demandé combien

vendre sa mère

est le seul prêt sur gages

dont on ne se remets

jamais

*

LA NAVIGATION DU SANG COMME PURE PRATIQUE DU SILENCE

être en l’autre

ne plus répondre de rien

les artères en poupe

s’écouter nous traverser

*

FOUS DANS LES VOITURES DE LUXE DE NOS NOMS

on dit de nous

que nous nous sommes aimés

par accident

probable

depuis

nous ne pouvons sortir intacts

l’un de l’autre

*

QUAND AU MATIN TU M’ATTENDS

UNE TASSE DE CIEL DANS LES YEUX

te boire

pour moi seul

au milieu de tout

ce qui t’entoure

te siroter

à même le silence

de la beauté des choses

venue reprendre parole

à ta juste mesure

*

Né à Montréal en 1962, Fernand Durepos s’est fait connaître dans les années 1990 par la publication de plusieurs recueils aux Écrits des Forges, dont Tatouages pour toi (1993). Influencé par Lucien Francœur, Claude Péloquin, Gérald Godin et Denis Vanier, il a aussi publié aux Intouchables et a donné, dans des recueils ultérieurs comme Mourir m’arrive, paru à l’Hexagone en 2004, des poèmes lapidaires d’un érotisme incisif et ironique.

Lauréat 2018 du Prix d’excellence de la SODEP catégorie création littéraire, Fernand Durepos publie depuis 35 ans. Parmi ses titres, on retient entre autres la trilogie Les grandes remises de peine, constituée des recueils Mourir m’arriveLes abattoirs de la grâce et Le partage de l’usure, tous trois parus aux Éditions de l’Hexagone en 2004, 2006 et 2008, de même que L’arrière-boutique de la beauté (l’Hexagone, 2012) et Sortir de soif (Le temps volé, 2012).

Très actif dans le milieu, il a collaboré à plusieurs collectifs, tant au Québec qu’à l’étranger, en plus de lire ses textes en festivals ou lectures publiques, à la radio, à la télé, dans la rue, dans de nombreux bars et même en milieu carcéral. Sur scène, on a pu le voir déborder du cadre en collaborant avec danseuses et danseurs sous l’égide des chorégraphes Sylvain Émard et Louise Bédard ou se produire avec le groupe rock culte Aut’Chose lors des Francos de Montréal en 2005.

En 2019, après une absence de cinq ans loin du micro, il accepte quelques lectures tout en travaillant sur son prochain recueil, La mort est d’une patience d’arbre qui chaque jour prend soleil à nos visages et en supervisant la réédition de Mourir m’arrive aux Éditions de l’Écrou.

La lecture de Jean-Paul Daoust : le poète Fernand Durepos

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