Sabine Peglion

*

Le vent le vent courait ce matin

éclaboussant d’espace nos désirs

il a lavé nos fenêtres obscures

nous a laissé l’âpre morsure

et la fragilité du dire

Le vent le vent courait

écartant sur les troncs l’écorce sombre

de nos regrets il bousculait nos songes

et nous rendait libres d’aimer

creusant au loin sur la mer des sillons

sonores bouleversant l’horizon

de nos mots à la page dispersés

Le vent le vent courait

*

Un matin la rive s’éloigne
et le jour en toi s’absente
Parfums d’origan et d’asphodèle
jamais n’effaceront les cris de haine

*

J’écris pour réinventer

ces marchés de mots lancés

éclaboussés du rire des enfants

nos tables en miroirs

où se croisaient nos rêves

nos voix et nos poèmes

J’écris pour rappeler

l’évocation d’Apollinaire

leurs regards vers toi tournés

cette confiance accordée

Messagère lointaine

C’était tu t’en souviens à la fin de l’été

J’écris pour ce silence

accueillant le poème

Soleil cou coupé

Les mots sont des totems

Sous toutes latitudes

*

Sabine Péglion, née en 1957, réussit à concilier enseignement et écriture personnelle. Ses recueils de poèmes sont marqués par des voyages : Australie, notes croisées (2011), Écrire à Yaoundé (2015) ou Prière minérale, ramené d’un séjour en Mongolie (2015).
Elle est co-auteur de l’anthologie Quand on n’a que l’amour (collection Poes’ideal, novembre 2015, Éditions Bruno Doucey).

  • Faire un trou à la nuit, La tête à l’envers, 2016
  • Ecrire à Yaoundé, éd. Vincent Rougié, 2016
  • Le nid, éditions La Tête à l’envers ,2015
  • Prière Minérale, éditions de la Margeride, gravures Robert Lobet ,2015
  • Des mots Des formes Une rencontre, sculptures M. Salavize livre d’auteurs, 2014
  • Traversée Nomade, Paris, éditions Sous La Lime, 2013
  • Derrière la vitre, Soligny-la-Trappe, éditions V. Rougier, 2012
  • Australie, notes croisées, dessins de J. Bret, Paris, livre d’auteurs, 2011
  • Danse, deux regards poétiques sur des croquis de danse, en collaboration avec B. Moreau et J. Bret, Paris, livre d’auteurs, 2008
  • Métamorphoses, Nogent, éditions Hélices Poésie, 2005

Le temps appris de Patrick Devaux- Éditions Le Coudrier

C’est avec grand plaisir que j’ai reçu aujourd’hui le recueil de poésie Le temps appris de Patrick Devaux, aux éditions Le Coudrier.

Une belle lecture de vacances en perspective.

Un immense merci à Patrick.

Éditions Le Coudrier: http://lecoudrier.weebly.com/

Alphabêtes de Patrick Coppens et Femmes de parole numéro 3

Un grand merci à Patrick Coppens et Claire Varin pour ces magnifiques présents.

*

Chenille

je

sera un autre

*

Patrick Coppens

alphabêtes

Triptyque 120p

2013

*

Femmes de parole Numéro 3

résilience et dépassement

114p

Novembre 2021

*

Résultat du concours pour l’attribution de mon recueil de poèmes Le jour qui s’attarde chez Éclats d’Encre

Bonjour à toutes et tous, ami(e)s poètes,

après plusieurs lectures d’une centaine de poèmes (un sincère merci pour cette immense participation venant d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud, d’Europe, d’Europe de l’Est, d’Afrique et même d’Indonésie), j’ai fini par sélectionner 11 poèmes, qui se sont particulièrement démarqués.

Le choix a été cornélien et aurait pu être autre.

Au final, j’ai déterminé un vainqueur et quatre poèmes dignes de mention.

Voici les résultats:

Prix Concours pour l’attribution de mon recueil de poèmes va à Damien Paisant pour

ses jours linceuls d’azur ses nuits feintes

la beauté latente                        la beauté apparente

cette implorante                        cette arrogante           

à chercher son manque            à trouver son abondance

dans un savoir qui foisonne     dans un savoir qui manque

l’organique altitude                    la psyché en bascule

le degré fard «énième»            l’épiphanie  «verticale»

la grisaille indécise                    l’occurence bancale

la charge écarlate                        la conjecture létale

cette brise émotive                       cette constellation

ses jours linceuls d’azur               ses nuits feintes

Dans  ce poème miroir, ses jours linceuls d’azur ses nuits feintes,

Damien Paisant nous adresse avec talent une correspondance.

La parole est parfaitement portée, voire emportée, en altitude, proche de la beauté.

Le verbe est juste et néanmoins puissant, tout au long du poème il charge.

Correspondance des mots, des images, du temps. Les mots sont actuels, la poésie incarnée.

En nous impreignant de ses jours linceuls,  il règne sur notre pensée, sur notre réflexion, une épiphanie verticaleune conjoncture létale.

En lisant Damien, sans contredit, une brise émotive emplit nos nuits feintes.

On en ressort sans que l’azur n’ait plus tout à fait la même couleur.

Félicitation pour ce très beau poème Damien.

Un de ses sites ici: https://www.damienpaisant.com/poete.

-1ère mention va à Raynald Boucher (sans titre) :

Étoile
qui brille toujours
habillée d’une nuitée veloutée

Ta voûte
comme peau
de suaves désirs

Sur mes rêves
s’étonne encore
de la douceur du plaisir
d’oser aimé sans effort

-2ème mention va à Geneviève Catta (sans titre):

je déboussole le jour qui s’attarde

il y a à lever

l’ampleur mauve des cœurs ouverts

(bruissements enlacés aux racines du monde)

et l’histoire qui commence

quand les étoiles éclatent

la fatigue des bras

— oiseau de nuit

je suis et vole droit dans le verre trouble

tu sais bien qu’un oiseau ça ne pleure pas

-3ème mention va a Abel Abilheira pour Renouveau marin:

ici où la terre s’arrête brusquement 

le vent lèche la roche abrupte de la falaise 

et cherche la caresse dans un milliard de plumes 

d’oiseaux. Avec le suave frôlement s’effilochent

les âmes libres des goélands, mélangées 

aux minéraux de la paroi, elles retombent 

sur la peau vieillie de notre maison d’automne 

que par ce peeling marin change les barreaux 

de ses fenêtres en voiles gonflées de rêves 

à l’assaut de l’océan, son seul mur l’horizon

-4ème mention va à Gilles Compagnon pour Lendemain d’élection:

aube mouillée d’avril

intrigué rouge-gorge

temps de deuil et de rouille

pluie montant pleine gorge

scories spolliées transies

nos vies endurant mal

les discours de limaille

sourdant peu fier au coeur

des mots bavards assis

se renvoient leur noirceur.

Voilà, 

félicitations à toutes et tous, n’oubliez surtout pas qu’un concours c’est toujours subjectif, continuez de lire et d’écrire pour embellir notre monde qui en a tant besoin, et merci pour ces moments de plaisir à vous découvrir ou redécouvrir.

Je nous souhaite paix et poésie.

Christophe Condello 02/05/2022

Journée du poème à porter 2022

Toutes et tous

nous ferons l’impossible

pour entendre le jour à naître

cette voix luminescente

qui nous édifiera

un empire

la parole des oiseaux

à ciel ouvert

au-delà

de nos épaules

un horizon frissonnant

frôlera la vitesse du son

une perfection

Christophe Condello

#poèmeàporter

Festival de poésie Moins les Murs à Hagetmau les 26, 27 et 28 mai

Entre poètes, écrivains, conteurs ou chanteurs, le festival  » Moins les Murs  » à Hagetmau est là pour mener son public à la rencontre de ses intervenants dans un esprit de convivialité.

Retour en images. Christian Marsan – Président des éditions de la Crypte

Hélène Paquay – Comédienne

Emmanuel Merle – Ecrivain

Le lien ici: https://www.youtube.com/watch?v=1QhuWTrm5Oc&ab_channel=TVLandes

Merci à Sabine Chavernac pour les informations.

Lecture de poésie en direct de l’Ukraine et du Québec

Activité en ligne organisée par Nancy R. Lange avec des poètes qui participent que j’aime bien: Aimée Dandois, Catrine Godin, Jean-Pierre Pelletier, etc…

Évènement de Rappel: Parole-Création

Lecture de poésie en direct de l’Ukraine et du Québec

SAMEDI 30 AVRIL 2022 À 13 H 00

Public  · Tout le monde (avec ou sans compte Facebook)

10 poètes ukrainiennes en direct de l’Ukraine accompagnées par 10 poètes du Québec ainsi que par la lecture des traductions françaises. Coordonné en Ukraine par Ella Yevtushenko qui signe aussi les traductions et au Québec par Nancy R. Lange.

RAPPEL: Parole-Création s’associe à la revue Femmes de parole pour cet événement bénéfice. Tous les textes lus pendant l’événement seront publiés dans un numéro spécial de la revue, en ukrainien et en français et les profits de la vente de ce numéro seront entièrement versés à un fonds d’aide humanitaire en Ukraine.

Les revues pourront être commandées en pré-vente pendant l’événement ou par la suite, en communiquant à: femmesdeparole2021@gmail.com.

Ciel irradié de Christophe Condello

Poserons-nous les questions

à ceux qui s’aventurent

hors des sentiers

un ciel irradié de doute

incognito

vide son sac

ment

abuse

efface nos prairies quand il le désire

comme si tout était

un mirage

sans risque

de dérapage incontrôlé

et d’égarement

.

comme avant

Christophe Condello

18/04/2022

Edgard Gousse

*

un soleil rouge sur un arbre déjà vieux
il ne grandit plus
nous vivons dans l’oubli de nous-mêmes
et nul ne sait pourquoi
ma main sur l’épaule de l’ombre
je marche et on me demande où je suis
puisque la mort est partout
je ne suis nulle part

*

Toute proche de la fin la bouche qui choisit le mot impur ou qui embrasse ses propres lèvres. Elle naît sans lumière et elle ressemble à l’ombre. Les arbres se replient en fumant, et nous aussi.

Pour qui la porte s’ouvre sur l’horizon ensablé, la distance que cette bouche tisse est une valse en feu qui manque à la cécité de l’œil, c’est un ciel déchu un cratère sans étoiles polaires suspendu à un fil.

*

Sur nos genoux, l’attente. Sur nos têtes le ciel ambigu, la roue qui tourne un instant, un taxi rouge piétinant les hiéroglyphes de l’enfance. Et la rumeur persiste.

Comment donner la parole aux pierres? L’amante piétine cent fois le champ uvulaire. Mes oiseaux y creusent leur tombe en lieux troubles, chant d’eau pour irriguer nos vallées de rires dans le grand lit défait qui ne tarit jamais. Il reste en ce pays désuet des odeurs de lumières, des cierges muets nommant la vie qui me traverse à la course.

*

Né à JACMEL, Haïti. Professeur universitaire, chercheur, écrivain. Diplômé en information et journalisme (Université de Montréal), études supérieures (niveau doctorat) de linguistique et de didactique (Université du Québec à Montréal et Université de Montréal), puis de littérature hispanique (Université de Montréal), son expérience professionnelle couvre les domaines de l’écriture, de la critique littéraire, de l’édition et de la recherche portant sur les questions relatives à la didactique des langues. Edgard GOUSSE a vécu une vingtaine d’années à Montréal et travaillé dans le domaine de l’éducation et de la recherche, pendant plusieurs années. Ses recherches en éducation ont été publiées dans des revues spécialisées, du Canada et d’ailleurs. Il a été répertorié dans Interface, « Le Bottin de la recherche » au Canada, parmi les 10 000 scientifiques de ce pays. Récipiendaire, en 1995, de la Médaille José María Heredia (section littérature), décernée par l’Union des Écrivains et Artistes de Cuba (UNEAC) [Unión de Escritores y Artistas de Cuba] ; couronné « Meilleur conférencier », au Congrès international de Monterrey portant sur « La ville et l’écrivain » (Encuentro internacional de Escritores : La Ciudad y el Escritor), par les 113 autres écrivains des Amériques et d’Europe invités à ce congrès, à l’occasion du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Monterrey (Monterrey, Mexique, mai 1996), Edgard GOUSSE a coordonné, à titre de vice-président, le Congrès mondial de la Poésie tenu à Cuba en 1999, avec des invités venus des cinq continents. Il a été, de 1993 à 2000, vice-président du Festival international de Poésie tenu chaque année à Santiago de Cuba. Plusieurs fois membre de jurys littéraires : président du jury au Concours national de Poésie « Pedro Correa Vásquez », géré conjointement par la Casa del Caribe et l’Union des Écrivains et Artistes de Cuba, Santiago de Cuba (juillet 2000) ; président du jury au Prix de théâtre intégrateur, géré par l’Alliance théâtrale de Montréal (1998) ; juré au Grand Prix du livre de Montréal (catégories poésie, nouvelle, roman, essai, théâtre), géré par la Ville de Montréal (1994, 1995 et 1996) ; juré au Prix littéraire de la Ville de Laval (catégories poésie, nouvelle), géré par la Société littéraire de Laval, Ville de Laval (1995), Edgard GOUSSE a également été, à Montréal, de 1992 à 1998, éditeur et directeur de Ruptures, revue littéraire en plusieurs langues (français, anglais, espagnol et portugais) diffusée dans pas moins de 30 pays des Amériques et du reste du monde ; cette copieuse revue, atteignant parfois les 600 pages, a publié des auteurs de 44 pays et utilisé les services de 80 traducteurs de 23 pays différents. Consultant, en Haïti, dans le cadre d’un projet en éducation financé par la Banque interaméricaine de Développement (BID), Edgard GOUSSE a mené, pour le compte du ministère de l’Éducation nationale, une importante analyse des manuels de langues en usage dans les écoles fondamentales en Haïti. Il a par ailleurs assuré la coordination générale du Colloque international sur l’enseignement bilingue en Haïti (mars 2003), organisé conjointement par l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), le ministère de l’Éducation nationale (MÉNJS) et l’Université Quisqueya (UniQ). Il a de plus coordonné, pour le compte de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), une enquête nationale portant sur un « programme conjoint d’appui à la justice en Haïti », OIF, Union européenne, Canada (mai-juillet/septembre 2006).

1er prix du concours littéraire La Bonante 2022-Christophe Condello

Quel bel honneur.

L’Université du Québec à Chicoutimi vient de me décerner le 1er prix 2022 du meilleur texte de 4 lignes.

Celui-ci sera publié dans la revue littéraire La Bonante fin avril 2022.

Je suis très fier et honoré.

Un immense merci.

Monsieur,
Les membres du jury des concours littéraires de la revue de création La Bonante de
l’Université du Québec à Chicoutimi se joignent à moi pour vous exprimer leurs plus
sincères félicitations. Votre texte « Je suis » a remporté le 1er prix du concours du meilleur
texte de 4 lignes.

Previous Older Entries

Follow Christophe Condello on WordPress.com
%d blogueurs aiment cette page :