Disparition de Bruno Roy, fondateur des éditions Fata Morgana

Bruno Roy avait fondé les éditions Fata Morgana en 1966. Il s’est éteint à l’âge de 81 ans.

Il a publié une impressionnante galerie de grands auteurs : Maurice Blanchot, André Breton, Roger Caillois, Paul Celan, Emil Cioran, Michel Foucault, Philippe Jaccottet ou encore Henri Michaux. L’éditeur Bruno Roy, fondateur en 1966 des éditions Fata Morgana, est mort le 15 septembre dernier. Il était âgé de 81 ans.

Aussi prestigieuses que confidentielles, les éditions Fata Morgana, basées à Saint-Clément-de-Rivière, dans l’Hérault, sont connues pour l’exigence de leur catalogue et leur fabrication extrêmement soignée. Spécialisées dans les domaines des arts et de la littérature – même si elles ne publient pas de romans –, elles sont aujourd’hui dirigées par David Massabuau.

Fata Morgana partage son activité entre les livres vendus en librairie et les livres pour bibliophile, destinés aux lieux d’art tels que des galeries. La maison, aujourd’hui la plus ancienne toujours en activité dans la région Occitanie, publie une trentaine de nouveautés par an. Pierre Bergounioux, Jonathan Littell ou Eric Chevillard figurent notamment à son catalogue récent.

En plus de son activité d’éditeur, Bruno Roy fut également pendant longtemps professeur de sociologie.

Il sera sans doute peu question de cette disparition. Et pourtant… quelle liberté il donnait à ses auteurs, celle de vivre hors de l’ambition, de la vanité, de la concurrence, de continuer à écrire infiniment à notre guise sur la première page blanche que nous avions trouvée en arrivant si tardivement sur la terre. Reposez en paix, Bruno… ou pas… car je me demande tout à coup si l’on peut sans vous trahir formuler ce vœu pour vous.

Finaliste aux Grands Prix Desjardins de la culture de Lanaudière, catégorie littérature

Bonjour, j’ai le grand plaisir et l’honneur d’être finaliste pour le prix littérature de cette année. Vive la poésie.

Retour à un gala en présentiel et annonce des finalistes ! 30e édition des Grands prix Desjardins de la culture

« C’est un réel bonheur de pouvoir nous réunir pour assister à la 30e édition du gala des Grands Prix Desjardins en présentiel, mais surtout pour célébrer la communauté culturelle lanaudoise comme il se doit. 30 ans comme seul grand événement d’envergure dans Lanaudière qui vise la récompense, par la remise de prix, la reconnaissance et la mise en valeur de notre culture, ça se fête en grand ! » déclare Jean-Pierre Corneault, président de Culture Lanaudière.

billeterie

Culture Lanaudière est très fière de vous inviter au 30e gala des Grands Prix Desjardins qui aura lieu le vendredi 8 octobre 2021, à 19 h, au Carrefour culturel de Notre-Dame-des-Prairies. Nous sommes très heureux de faire un retour au gala en présentiel, et ce en toute sécurité, car les mesures sanitaires seront notre priorité pour assurer la bienséance de la soirée. Cette année, c’est un gala à ne pas manquer qui mettra en lumière le travail des acteurs et actrices du milieu culturel de notre région et un spectacle honorant la communauté autochtone. Les billets sont en vente dès maintenant, sur le site internet de Culture Lanaudière au coût de 25$ chacun.

« C’est un réel bonheur de pouvoir nous réunir pour assister à la 30e édition du gala des Grands Prix Desjardins en présentiel, mais surtout pour célébrer la communauté culturelle lanaudoise comme il se doit. 30 ans comme seul grand événement d’envergure dans Lanaudière qui vise la récompense, par la remise de prix, la reconnaissance et la mise en valeur de notre culture, ça se fête en grand ! » déclare Jean-Pierre Corneault, président de Culture Lanaudière.

Les finalistes des Grands Prix Desjardins 2021

Encore une fois, le jury a eu de dures décisions à prendre, car les candidatures ont été nombreuses, plus qu’intéressantes et variées. Il va s’en dire que la COVID-19 n’a pas miné la créativité de nos artistes lanaudois.e.s et nous remercions tous les candidats qui ont répondu à notre appel. Les lauréats seront dévoilés lors du gala des Grands Prix Desjardins, le 8 octobre prochain.

Prix du CALQ – Artiste de l’année

  • Mélissandre Tremblay-Bourassa
  • Sakay Ottawa
  • Stéphane Laforest

Prix Ambassadeur Web Télé-Québec

  • Mélissandre Tremblay-Bourassa
  • Audrée Wilhelmy
  • Pascale Leblanc

Prix Robert-Lussier Bénévolat

  • Marianne Rainville
  • Sculptures au Jardin
  • La Sorcière Tikipik en direct du Jardin des citrouilles – 4e Édition

Prix Innovation

  • Bibliothèque de Saint-Félix-de-Valois
  • Réseau des bibliothèques de Repentigny
  • Laurence St-Martin

Prix Musique

Prix Arts de la scène (sauf musique)

Prix Jeunes public

  • Camille Noël
  • Marie-Soleil Roy
  • Philippe Jetté

Prix Arts visuels

À venir. Dévoilement lors du gala, le 8 octobre prochain.

Prix Littérature

  • Roxanne Bouchard
  • Christophe Condello
  • Marc-André Poisson

Prix Patrimoine

  • MRC de Montcalm
  • Caroline Fortin
  • Olivier Lamarre et Valérie Bizier
  • Johanne Renaud

Prix Métiers d’art

  • Jean-Pierre Gauvreau
  • Marie-Hélène Robillard
  • Catherine Venne

Prix Partenaire culturel

  • Centre culturel Desjardins
  • Diffusion Hector-Charland
  • Josée Girard

Prix Municipalité culturelle

  • MRC de Montcalm
  • Ville de Saint-Lin-Laurentides
  • Saint-Alphonse-Rodriguez

Prix Éducation

  • Chrystine Bouchard
  • Simon Boudreau
  • Théâtre Advienne que Pourra

Prix Artiste autochtone [NOUVEAUTÉ]

  • Marie-Claude Nequado
  • Gilbert Niquay
  • Sakay Ottawa

Prix Coup de cœur Desjardins

À venir. Dévoilement lors du gala, le 8 octobre prochain.

À propos des Grands Prix Desjardins de la culture de Lanaudière

Les Grands Prix Desjardins de la culture de Lanaudière sont une initiative de Culture Lanaudière qui vise à souligner le travail des artistes, des artisans, des bénévoles et des partenaires culturels. Ce gala participe à l’essor d’un secteur en pleine effervescence et contribue à renforcer l’identité et la fierté d’être Lanaudois.

À propos de Culture Lanaudière

Culture Lanaudière est un organisme indépendant à but non lucratif créé en 1978 dans le but d’appuyer le développement des arts et de la culture ainsi que la professionnalisation des artistes de la région. Culture Lanaudière est reconnu comme un conseil régional de la culture et rassemble toutes personnes et organismes qui souhaitent contribuer à la réalisation de sa mission. Culture Lanaudière est sur FacebookTwitterInstagram et culturelanaudiere.qc.ca.

https://plumelibre.ca/toutes-les-municipalites/retour-%C3%A0-un-gala-en-pr%C3%A9sentiel-et-annonce-des-finalistes-30e-%C3%A9dition-des-grands-prix-desjardins-de-la-culture?fbclid=IwAR3VZvJzyBMrJDToDXt_TezR6sFj4KAm6rn1Czo4-9rCKjfLmDxG8o5ebKc

Amourier Éditions: Rendez-vous

Nos prochains rendez-vous

Amies et amis des livres,

Après vous avoir reçus à domicile lors de nos Voix du Basilic il y a seulement un peu plus d’une semaine, nous allons reprendre nos pérégrinations pour aller à votre rencontre…

Tout d’abord comme indiqué ci-dessus Bernadette Griot et Alain Freixe seront à Montolieu “village du livre” qui a choisi d’honorer les Communes de Narbonne et de Paris en 1871 et de rendre un hommage à Bernard Noël; vous accèderez au programme complet en cliquant ici.

À l’auditorium de la Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale de Nice le Vendredi 1er octobre à 15 heures vous pourrez rencontrer Jeanne Bastide, ci-dessus, et son Déjeuner de soleil ainsi qu’Alain Guillard, ci-après, qui vous proposera de découvrir son dernier livre Et n’oublie pas la lumière avant de… C’est Michel Séonnet qui s’entretiendra avec eux.



Dans le même temps, le Festival du livre de Mouans-Sartoux, dans les Alpes Maritimes, se tiendra du 1er au 3 octobre, nous y exposerons nos livres dans l’espace B sur le stand N°59 (fond ci-dessous). Au sein du café Beaux-livres, dans ce même espace B, Alain Freixe présentera le Samedi à 15h avec Ernest Pignon-Ernest J’ai senti ton absence exacte au rendez-vous de Marie-Claude Grail que nous publions à l’occasion du festival; puis le dimanche, toujours à 15h et au même endroit, cap sur la Commune de Paris 1871 avec Bernadette Griot qui parlera du Dictionnaire de la Commune accompagnée de Michel Séonnet qui animera l’intervention.

Nous vous parlerons la prochaine fois du 38ème bis Marché de la Poésie qui se tiendra du Mercredi 20 au Dimanche 24 Octobre sur la Place St Sulpice à Paris dans le 6° arrondissement… Nous y serons aussi!

en amitié,
Jean Princivalle

Pour toutes réponses: editions@amourier.fr

Publications diverses aux Éditions du Cygne

Narspi de Konstantin IVANOV ISBN : 978-2-84924-660-313 x 20 cm 86 pages 12,00 €Le conte poétique Narspi raconte l’amour tragique d’un homme pauvre, Setner, pour la jeune fille Narspi, fille de parents riches. La haine profonde de l’injustice sociale et le rêve de libérer le peuple tchouvache des chaînes d’une moralité traditionnelle conservatrice sont les thèmes principaux de cette œuvre populaire majeure de la culture tchouvache (présente encore de nos jours en Fédération de Russie notamment en République de Tchouvachie et dans quelques régions voisines)..
Narspi a été traduit dans de nombreuses langues à travers le monde, des pièces de théâtre et un opéra ont été créés à partir de ce texte.
Nous proposons ici la première traduction complète en langue française.Konstantin Vassilievitch Ivanov (1890-1915) était un poète et traducteur russe d’ethnie tchouvache. Il est l’un des principaux écrivains sur la culture populaire tchouvache. Il est connu entre autres pour avoir publié la Marseillaise tchouvache (Lève-toi, oh Tchouvache !) après la Révolution russe de 1905.
   
Don d’entendre de Milena BURJEVA Traduit du bulgare par Anélia VÉLÉVA & Païssy HRISTOV ISBN : 978-2-84924-664-113 x 20 cm 50 pages 10,00 €Don d’entendre est un recueil puissant qui nous vient de Bulgarie. Avec son oeil affûté et sa plume sans concession, Milena Burjeva va au-delà de l’écrit, ses mots deviennent sonores, elle nous donne à entendre. Et l’ouïe devient une exigence quand Il [lui] arrive d’aimer le mal, quand [elle] erre dans les cheveux cendrés de la Maritsa, quand même les mères laides donnent naissance.
Ce recueil est effectivement un don, celui de la lucidité doucereuse qu’on se surprend à adouber. Milena Burjeva est une poétesse, écrivain et critique de théâtre bulgare née en 1972 à Plovdiv, en Bulgarie. Après avoir suivi ses études secondaires au lycée français de Bourgas, elle a obtenu son diplôme de master en Sciences théâtrales à l’Académie nationale des arts dramatique et cinématographique « Kr. Sarafov » à Sofia et a suivi des spécialisations en Mise en scène pour théâtre dramatique à la même Académie et en Maîtrise de télévision à la Nouvelle Université Bulgare. Elle vit à Sofia.
En Bulgarie, elle a publié huit livres et environ quatre-vingts publications de poèmes, de contes et de comptes-rendus sur le théâtre.
Certains de ses contes et ses poèmes ont été publiés en France et en Belgique dans différentes revues : LittéralesFlorilègeVocatifPaysages écritsLe Capital des MotsRecours au РoèmeRevue VersoIncertain regard et Traversée.
Elle est membre de l’Union des écrivains bulgares.
 
De la musique
de Luz ASCARATE ISBN : 978-2-84924-662-713 x 20 cm 56 pages 10,00 €
Inspirés par le mysticisme médiéval, les Gnossiennes d’Erik Satie et la poésie de René Char, les poèmes de ce recueil tentent de nous situer là où la musique et la poésie se rejoignent au plus profond de l’esprit : dans le poétique. Au croisement du sujet artiste et du sujet spectateur, l’auteure retrace l’histoire de deux solitudes unies sans mélange par la recherche d’un fondement surnaturel de la beauté. Le chemin vers ce soubassement métaphysique de la nature et de l’esprit est latent dans l’enchaînement miraculeux des sons et des couleurs de la vie ordinaire.Luz Ascarate est née le 15 novembre 1989 à Callao (Pérou). Elle est poète et philosophe. Elle a publié deux recueils en espagnol : Lo irreal intacto en lo real devastado (Alastor, 2020) et La redención del Pishtaco o la máquina del movimiento perpetuo (Alastor, 2021).
De la musique est son premier recueil de poèmes en français.
 
Krankenhaus
suivi de Carnet hollandais et autres inédits de Luigi CAROTENUTO Traduit de l’italien par
 Irène DUBOEUF ISBN : 978-2-84924-659-713 x 20 cm 52 pages 10,00 €
Ce livre regroupe trois recueils : KrankenhausCarnet hollandais et des inédits intitulés avec ironie Conserver à l’abri de la lumière et de la chaleur. Trois « séquences » qui reflètent une même atmosphère. Si certains textes ont été remaniés, tous, dans leur version première, ont été écrits à la même époque, pendant une période qui s’étend sur une année. Le style auquel nous a habitué le poète Luigi Carotenuto dans ses précédents recueils, fait à la fois d’introspection et d’altérité, de légèreté et de profondeur, d’onirisme et de réalisme, se retrouve dans les poèmes qui suivent, même si ceux-ci sont plus brefs, plus incisifs, plus tourmentés et désenchantés.
Dans ce livre où la parole, fuyante et brève, «ellipse d’émotion autour de laquelle tournent l’effondrement, les souvenirs et un sens vital contradictoire », dit l’intime tout en nous projetant dans une dimension collective, Luigi Carotenuto évoque autant une mort réelle, celle du père, une mort symbolique, celle du fil, qu’une mort métaphysique, passage obligé pour renaître et entamer un lent cheminement vers le Moi véritable.Luigi Carotenuto, poète italien né en 1981 à Giarre (Sicile), vit à Castell’Arquato. Il est présent dans de nombreuses revues italiennes. Plusieurs de ses poèmes sont également publiés en langues espagnole et française. Critique littéraire, il est rédacteur de la revue en ligne L’Estroverso, périodique culturel pour lequel il est chargé du secteur poésie contemporaine, art et psychologie.
 
Bleus d’aurore de Dominique AGUESSY Préface de Piet LINCKEN ISBN : 978-2-84924-666-513 x 20 cm 102 pages 13,00 €Bleus d’aurore, poèmes éloge de la fragilité, retrouvent le chemin de l’émerveillement, de la quête du sens de l’Histoire, du sens de la vie pour chacun, de ce qui peut être partagé et vécu en commun. « L’enfance nous accompagne/la vie durant le temps fuyant/l’émerveillement nous régénère ».
Les mots nous préservent de l’indifférence, invitent chacun à prendre place. Si le chemin présente écueils, épreuves, traverse des zones d’ombres et de turbulences, la poésie nous rappelle que « la lumière doit /autant à l’obscur/qu’au jaillissement/de l’étincelle »
Au fur et à mesure de ces pages se dessinent des paysages, affleurent des émotions qui doivent leur intensité aux palettes de bleus que nous offre la nature à l’aurore.Dominique AGUESSY est sociologue, auteure d’ouvrages sur les contes africains aux Éditions L’Harmattan et Maisonneuve et Larose ; d’un essai, Pouvoir et démocratie à l’épreuve du syndicalisme (Unesco-Breda). Au fil de recueils de poèmes, La soif des oasisTant de chemins ouvertsFragments d’archives sous la neigeComme un souffle fragile, la poésie propose un art de vivre. Bleus d’aurore s’inscrit dans cette lignée, entre doutes et audaces.
   
Par l’aiguille du sel de Luminitza C. TIGIRLAS Illustration de couverture de Doïna VIERU ISBN : 978-2-84924-661-013 x 20 cm 78 pages 12,00 €Les textes ouvrent le mot Sarmatienne que la mère prononce, elle sème ses paroles dans les sillons antédiluviens, à savoir les traces salines de la mer asséchée des Sarmates. Le sel figure une morsure du sensoriel, de tous les sens de l’humain et de l’inhumain, de la bête sommeillant et se lignifiant en nous comme dans les sarments des vignes, il se dépose aussi dans les lacrymatoires qu’on y accroche au printemps… Le sel grignote la fibre langagière transmise par Sonya, l’aïeule d’une lignée, d’un alphabet proscris et d’une Mer Sarmatienne refoulée. En Moldova post-sarmatienne / le nom du sel / s’éternise dans le sanscrit  : sare / Dites en longueur sa-a-are… e-e-e… / et le mot devient sacré. Avec ce vocable de l’enfance d’autres toponymes salins transportent la poésie pour faire vibrer sa nouvelle langue  : Mon souffle titube / devant le Quercy blanc…Luminitza C. Tigirlas, d’origine roumaine, née en Moldova orientale, est une survivante de l’assimilation linguistique dans l’URSS. Écrivaine de langue française, psychanalyste trilingue à Montpellier. Elle a publié sa poésie en recueils dont Ici à nous perdre, (Du Cygne, 2019), Nuage lenticulaire, (Encres vives, 2019)  ; Foherion, (28 poèmes, Anthologie Triages / Tarabuste, 2019)  ; Noyer au rêve, (Du Cygne, 2018) et dans plus de vingt revues dont ARPA, Décharge, Triages, Voix d’encre, Friches, Traversées, R.A.L., Poésie sur Seine, Phœnix, Nunc, etc. Auteure de trois essais littéraires  : Fileuse de l’invisible—Marina Tsvetaeva, (De Corlevour, 2019)  ; Avec Lucian Blaga, poète de l’autre mémoire (Du Cygne, 2019)  ; Rilke-poème. Élancé dans l’asphère (L’Harmattan, 2017) et d’une fiction Le pli des leurres (Z4 éditions, 2020).
   
Treize acquiescements faits au cœur de Catherine BAPTISTE ISBN : 978-2-84924-658-013 x 20 cm 56 pages 10,00 €Parce qu’elle est particulièrement sensible à cette couleur, il s’agit pour l’autrice et son lecteur, de questionner, de tâtonner, d’explorer et de chanter l’ardeur rouge dont procèdent inlassablement, obstinément, pense-t-elle, les verticalités humaines et végétales.
Puiser puis élever sa parole, son âme et son corps dans la couleur rouge, c’est d’abord adhérer pleinement à l’élan vital du monde, à son énergie séculaire et fraternelle ; c’est mêler le sang à la sève, l’abstrait au très concret, l’homme à l’arbre, la femme à l’oiseau, la poésie à la vie.
Jusqu’à l’envol du cœur, son bondissement hors de la poitrine, face à l’indifférence ou à la beauté du monde.Née en 1973, Catherine Baptiste vit et travaille à Poitiers (86) où elle est art-thérapeute.
Sa poésie est un travail sur la langue en quête d’une formulation épurée et fulgurante, parfois lyrique, de ce qui fonde l’universellement humain. Cette poésie affirme et éclaire des valeurs éthiques et esthétiques en revendiquant plus particulièrement les faiblesses et les noirceurs naturelles de l’homme comme autant d’invites aux lecteurs à la tolérance de la différence et de la diversité.

Lancement de la revue Jupiter numéro 0

Chers amis, chers lecteurs (futurs amis, futurs lecteurs…), soutiens de la première heure et nouveaux arrivants,

C’est avec une joie non dissimulée (et non dissimulable) que nous avons le plaisir et l’honneur de vous annoncer la sortie officielle du premier numéro de la nouvelle revue graphique et poétique des Éditions L’Hermine et la Plume : JUPITER.
Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir à parcourir ses pages que nous en avons pris à la mettre sur orbite. 

Commander JUPITER : http://www.lhermineetlaplume.fr/paypal/

JUPITER – Numéro 0 / 10€
23 auteurs et artistes, 76 pages
Couverture : Reidmund Bertrams
Logo : Caroline Venturini
Éditée par les Éditions L’Hermine et la Plume
dirigées par Clément Talvas et Anna Souillac
Imprimé par Copy-Média
ISBN : 978-2-9562640-8-8
ISSN : En cours

Ode Vulgarité de Jean-Paul Daoust (Lecture à Radio-Canada)

Jean-Paul Daoust à Plus on est de fous, plus on lit, l’excellente émission de Marie-Louise Arsenault:

Plus on est de fous, plus on lit, ICI Première.

Lecture du poème de Jean-Paul Daoust: https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/plus-on-est-de-fous-plus-on-lit/segments/chronique/371645/ode-vulgarite-poesie-jean-paul-daoust?fbclid=IwAR1L2PO0_wTMzX0DL43DvoIm4j-EbghmfghY5aJGKua4PLNP6SK1etjITj8

Un homme avec un veston carotté et un chandail rouge sourit devant un micro.

Poèmes de Fernand Durepos

*

SAVOIR CE QU’INCAPABLE DE PAYER VEUT DIRE

merci

de ne pas m’avoir

demandé combien

vendre sa mère

est le seul prêt sur gages

dont on ne se remets

jamais

*

LA NAVIGATION DU SANG COMME PURE PRATIQUE DU SILENCE

être en l’autre

ne plus répondre de rien

les artères en poupe

s’écouter nous traverser

*

FOUS DANS LES VOITURES DE LUXE DE NOS NOMS

on dit de nous

que nous nous sommes aimés

par accident

probable

depuis

nous ne pouvons sortir intacts

l’un de l’autre

*

QUAND AU MATIN TU M’ATTENDS

UNE TASSE DE CIEL DANS LES YEUX

te boire

pour moi seul

au milieu de tout

ce qui t’entoure

te siroter

à même le silence

de la beauté des choses

venue reprendre parole

à ta juste mesure

*

Né à Montréal en 1962, Fernand Durepos s’est fait connaître dans les années 1990 par la publication de plusieurs recueils aux Écrits des Forges, dont Tatouages pour toi (1993). Influencé par Lucien Francœur, Claude Péloquin, Gérald Godin et Denis Vanier, il a aussi publié aux Intouchables et a donné, dans des recueils ultérieurs comme Mourir m’arrive, paru à l’Hexagone en 2004, des poèmes lapidaires d’un érotisme incisif et ironique.

Lauréat 2018 du Prix d’excellence de la SODEP catégorie création littéraire, Fernand Durepos publie depuis 35 ans. Parmi ses titres, on retient entre autres la trilogie Les grandes remises de peine, constituée des recueils Mourir m’arriveLes abattoirs de la grâce et Le partage de l’usure, tous trois parus aux Éditions de l’Hexagone en 2004, 2006 et 2008, de même que L’arrière-boutique de la beauté (l’Hexagone, 2012) et Sortir de soif (Le temps volé, 2012).

Très actif dans le milieu, il a collaboré à plusieurs collectifs, tant au Québec qu’à l’étranger, en plus de lire ses textes en festivals ou lectures publiques, à la radio, à la télé, dans la rue, dans de nombreux bars et même en milieu carcéral. Sur scène, on a pu le voir déborder du cadre en collaborant avec danseuses et danseurs sous l’égide des chorégraphes Sylvain Émard et Louise Bédard ou se produire avec le groupe rock culte Aut’Chose lors des Francos de Montréal en 2005.

En 2019, après une absence de cinq ans loin du micro, il accepte quelques lectures tout en travaillant sur son prochain recueil, La mort est d’une patience d’arbre qui chaque jour prend soleil à nos visages et en supervisant la réédition de Mourir m’arrive aux Éditions de l’Écrou.

La lecture de Jean-Paul Daoust : le poète Fernand Durepos

Poèmes de François Jacqmin

*

Ce qu’il y a à dire du printemps, le printemps le dit.

Il n’est pas de signes pour rendre le vide mystérieusement touché.

La croissance s’accorde à son propre lyrisme.

Pour entendre vraiment, il faut au cœur plus d’amnésie que d’enthousiasme.

La brise annonce des noces impitoyables.

Il y a une lueur d’apocalypse dans tout ce qui naît.

L’herbe fait trembler le néant.

Il est périlleux de ne pas être jeune.

Au début de chaque printemps, j’oublie le nom du cornouiller.

Son inflorescence me surprend comme un cantique composé à la hâte.

Autrefois, j’avais juré d’en être l’épigone inlassable.

Depuis, il ne cesse de proclamer mon hérésie.

Le babillage des violettes couvre le redoutable discours de l’avenir.

Il s’agit de designer le fruit qui sera l’étendard de l’espèce.

Toutes les obscurités seront ouvertes et passées au crible du désir.

L’eau va forcer les serrures du sol.

L’origine est là, assemblée comme pour une charge.

Chacun attend le profond ennemi auquel il aspire.

Le génie est de rassembler toutes les ivresses.

Paradoxalement, la mort participe à ce soulèvement.

L’existence va s’élever concrètement dans l’inexprimable.

On se prépare à un bonheur acharné.

On va fêter l’instant qui prétend ne pas mourir.

La tristesse est devenue riche et la torture digne des plus fins éloges.

Le coucou se réjouit jusqu’à l’idiotie.

La légèreté avance lourdement, comme un convoi armé.

Chacun est la sentinelle de son propre corps.

On entend les ordres terrifiés de la nature.

Il faut peu de choses pour construire lorsque l’on est sous l’empire de l’irrépressible.

Les fragments les plus éthérés du paysage ont des ressources inépuisables.

Le vocabulaire du neuf s’élève en significations pures et éternellement précoces.

Il est un temps où l’utopie repose sur un perce-neige.

L’âme des jours devient tendre et bestiale.

Une sorte de désappointement heureux perfore la rêverie.

On s’initie à un rite que chuchote une voix veule et déterminée.

On se souviendra de ce moment comme d’une horrible faveur.

Les ruisseaux se précipitent vers les fonds.

Ils dressent la généalogie de la fraîcheur en courant.

Lorsqu’ils meurent, il reste la source qui les refait jusqu’au dénouement du tout.

La vase est la première étape de l’extase.

La boue chante comme une chair pétrie, folle de sa graisse.

Les métaphores de la volupté sont maintenant perceptibles par les pieds.

L’étang est épuisé.

Il faut une extrême délicatesse

pour explorer son reflet.

Même le ciel est incertain quand il faut trier les variantes du sujet et de l’objet.

Les jeunes eaux vont lui refaire un visage.

Il est une zone de souriante mollesse, un phénomène sans corps ni pensée que l’on affirme être le printemps.

Un tel ensemble d’imprécisions est apte à former une rose et une interrogation.

Pour la première fois dans l’histoire du monde, il fait plus beau qu’ailleurs.

Les enfants défient toutes les lois de la gravité.

Ils sentent que l’absolu a des vibrations de toupie.

Peut-on désigner par un mot ce qui ne porte pas de robe ?

Je parle de la jeune pluie qui stimule l’argile et bleuit l’épaule des cardamines.

L’eau devine les formes les plus indécises du printemps.

La vie reprend haleine dans le lilas.

L’illusion est délectable.

On se protège du destin en mangeant une fraise.

Dans sa douce duplicité, le coucou tente un timide avertissement.

Dans toutes les langues du monde, l’œuf est un mot en formation.

C’est un gousset d’aspirations molles retenues par une frontière de silence chaulé.

Le temps le tient dans sa mire.

Sa première tentative d’être sera une cassure ; son expression, une astuce au visage de poussin.

Chaque printemps qui revient exhale l’odeur de promesses pourries.

Il a le goût d’anciens destins.

C’est le surprenant miasme des vieux puits subitement mis au jour.

Qui oserait défier le sourire des caveaux?

La pudeur du ciel est intense.

Elle exprime l’altitude avec une perfection inoubliable et sans doute dangereuse.

Cette immense réserve dissimule le bleu d’une lame.

Le pré connaît la rébellion douceâtre des cardamines.

Leur tumulte a raison de l’humidité pédante des pâturages.

La brise anime le bleu triste de leur victoire.

Le cœur rosit comme un jeune porc.

Le temps est gros de la turpitude de ces mots-là.

On songe à un couteau adéquat.

Les soins du corps ont un goût de tourment.

Le plaisir de plaire aspire à une alliance avec l’illimité.

La beauté s’élève contre tout ce qui n’adopte pas la démesure.

Il en coûte d’écouter la chair lorsque le soir descend !

La pâquerette se joue de la pesanteur du verger.

Elle traverse la trivialité des saisons sur les reins lisses de l’herbe.

On se perd dans l’engrenage de ses pétales.

Il règne une félicité évasive dont le dessein est de dissimuler.

Dans les airs, il y a un triomphe

étrange que la grâce

d’être neuf rend peu perceptible.

En scrutant l’ombre des bois, la pervenche sent confusément qu’un secret est à l’œuvre.

Les premiers fruits avancent avec précaution.

Ils ont la modestie des corps trop vierges pour accueillir les allusions du temps.

Les oiseaux affranchis déposent des œufs rieurs à l’aisselle des branches.

Le bouleau émiette la lumière.

L’œil s’émancipe et s’arrête sur l’épaule de la forêt.

Les sentiers s’épaississent d’éternités.

Le beau temps parfume la postérité.

Les jeunes femmes flottent

dans cette essence perpétuellement

distillée.

Elles savent discrètement.
Et en sourient.

Le cœur s’acharne à consulter le feuillage.

Mais la frondaison s’obstine à demeurer superficielle et frémissante.

Je ne pourrai jamais prouver que j’ai traversé la forêt.

Le verger est étourdi.

Tout y est charme et entrave.

Un vain et sublime embarras de fleurs pèse sur les branches.

Une fatalité ordinaire est sous la feuille.

On pénètre le secret de l’espèce.

Puis, on est ce secret.

On devient enfin sa propre origine.

D’interminables colonnes de champs marchent sous les fourches de la virginité.

Il est impossible de regarder

le sillon sans y voir

une conspiration de l’amour.

Ferment du vide, l’absolu déborde sur l’herbe.

Le pré dispose de cette faculté aiguë de. rapprocher les sentiments extrêmes.

Une fois de plus, le bon sens est écarté en faveur des graminées.

La lumière vient d’atteindre son plus beau jour.

Il se fait un anneau bref et scintillant autour des arbres en fleurs.

On n’a pas eu le temps d’être vraiment neuf.

La source revient du vide.

On l’accueille avec des baquets d’anémones.

Quelques acides discrets travaillent aux fondations de la primevère.

Le jeune taillis ne résiste plus à l’azur.

Il faut revivre !

Ce cri racle les murs jusqu’à la pierre.

Tout est irrésistiblement cru.

La vérité dégénère en délire oxalique.

L’étendue se refait avec le sourire de ceux qui désespéraient.

L’herbe reverdit autour des tombes.

L’excès bondit hors de tout.

La matière a approuvé le mystère.

Les possibilités du temps sont digérées.

Il est déjà trop tard pour s’initier à l’avenir.

L’appétit est partout, discret comme une chose essentielle.

La raison est immolée à un état quelconque, mais superbe.

L’arbre refait son arc.

Il tend le bourgeon jusqu’à

la limite de la glu et

frappe l’espèce d’étonnement.

Ce qui est blessé suinte d’un désir propice.

Une grande tristesse s’empare du corps à la pensée de refaire une œuvre inutile et infinie.

Il craint le beau temps qui s’assied sans scrupule sur les blessures de l’hiver.

Il ne partage pas

le monstrueux préjugé de la

sève.

Rien n’est plus désolant que de connaître les ressorts du plaisir.

Une joie reconnue est une joie dépravée.

Celui qui sait ne voit qu’un horizon jaune dans la gorge des jonquilles.

Oui se souviendra que la cerise fut une fleur?

Qui dira que l’arbre fut un bouquet qui dépassa l’entendement du monde ?

N’est-il pas de tocsin pour nous avertir de cette mort qui vient par la beauté ?

Tôt ou tard, chacun connaît un printemps qui fait passer sur l’autre rive du temps.

Là-bas, tout souvenir heureux

a les traits d’un malheur irréparable.

Les oiseaux les plus ingénieux

y sont les outils

de la peur et du silence.

Qu’adviendrait-il du monde si le printemps était fidèle à sa promesse ?

Le vacarme des sources serait décrié comme un règne confus.

L’exaspération de respirer serait alourdie de l’écume de la flore.

Le déséquilibre de la naissance serait sur tous les visages.

*

Nous comprîmes que la tempête de neige

était une réplique de nos déchirures.

Ce qui se pressait avec la horde

des flocons,

c’était la multitude des visages aimés qui

souffraient d’être effacés,

mais non apaisés.

Lorsque le calme revint, nous avons balayé notre cour

et avons rassemblé ces vagabonds de la mémoire

en un monceau de terrifiante indifférence.

*

S’exprimer relève des formes archaïques

de notre être.

Nous errons mélancoliquement

dans le dire.

Nous sommes terriblement âgés lorsque

nous prenons la parole.

*

Lorsque la neige cessa de tomber, il neigeait

encore.

Un poudroiement minutieux ajoutait

une frise posthume à l’œuvre de la blancheur.

Dans les zones indéfinies de la conscience,

on ressentait

la présence d’infimes froissements, comme une sorte

de mouvement abrasif du rien.

Tout tenait dans la plus petite fraction du possible.

*

François Jacqmin, fut l’un des « Sept types en or » de la revue « Phantomas », le poète des Saisons (1979) et du Livre de la neige (1990). Son œuvre littéraire, couronnée de plusieurs prix, fait l’objet d’une relecture approfondie dans « Textyles »,  la revue des lettres belges de langue française.

S’il est un poète francophone de Belgique qui fut salué par la critique, et une large frange d’amateurs et de chercheurs en littérature, dépassant le cadre strict des lecteurs de poésie, c’est bien François Jacqmin. Peu de temps avant son décès – survenu en février 1992, à seulement presque 63 ans – , cet écrivain à la production publique relativement peu abondante avait reçu trois prix littéraires importants pour son seul « Livre de la neige », paru en 1990 à La Différence : le prix Max Jacob à Paris, le Grand prix quinquennal de littérature de la Communauté française, et le prix Vossaert, de l’Académie royale de langue et de littérature françaises. En 1991, Jacqmin avait également donné un cycle de conférences dans le cadre de la Chaire de poétique de l’UCL. Réunis en un volume dans « Le Poème exacerbé »,  ces textes formulent les exigences théoriques d’un homme voué autant à la réflexion et à l’écriture qu’à la recherche d’une impossible sérénité à travers les joies du jardinage.

L’auteur du « Dominos gris » (1984) s’amusait à regarder sa vie envahie de paradoxes, parfois plus que de raison. Quand il publia son premier « grand » livre de poèmes, « Les Saisons », en 1979, il avait déjà 50 ans, et une fréquentation assidue de la littérature européenne, des arts plastiques, principalement l’abstraction, et des textes psychanalytiques. Il se désirait certains jours auteur burlesque, alors qu’on débusque dans bon nombre de ses proses poétiques une métaphysique du renoncement et de l’épure totale.

Jacqmin, qui n’avait jamais vraiment cherché un éditeur, et qui considérait qu’être écrivain n’était pas un métier, tout au plus une (mauvaise) justification de vivre, aimait l’amitié et l’humour anglais. C’est ainsi que cet homme tranquille et souriant, toujours sobrement vêtu d’un veston et d’une cravate, publia entre le milieu des années 50 et la fin des années 90 chez les trois éditeurs de la « Belgique sauvage » les plus sensibles à l’humour, au non-conformisme, à l’absence d’esprit de sérieux, et à l’absurdité de vivre : chez Phantomas, autour de Théodore Koenig et Joseph Noiret, dans « temps mêlés », avec André Blavier, et au Daily-Bul, auprès d’André Balthazar.

Un écrivain de l’éreintement des mots, perfectionniste inlassablement non-satisfait de lui-même, qui avait fait sienne cette phrase du « Domino gris » : « Il considérait qu’une phrase était achevée lorsque la médiocrité de celle-ci cessait de le blesser ». 

Un poète majeur, en ce qui me concerne.

Bibliographie
L’Amour la terre, gmd, Liège, 1954.
La rose de décembre, Bibliothèque Phantomas, Bruxelles, 1959.
L’employé, Temps mêlés, Verviers, 1967.
Poèmes in Phantomas, N° 85, mai 1969.
Camera oscura, Temps mêlés, Verviers, 1976.
Le coquelicot de Grétry,  Bibliothèque Phantomas, Bruxelles, 1978.
Les saisons, Ed. Phantomas, 1979. Réédition dans la collection Espace Nord, Ed. Labor, Bruxelles, 1988).
Particules, Le Daily Bul, La Louvière, 1981.
Le domino gris, Le Daily Bul, La Louvière, 1984.
Terres détournées, Le Daily Bul, La Louvière, 1986.
La Distance in Noésis (Paris), N° 3, 1986.
Le livre de la neige, Ed. de La Différence, Paris, 1990.
Éléments de géométrie, ouvrage inédit, Ed. Tétras Lyre, Soumagne, 2005. 7 gravures originales de Léon Wuidar, postface de Catherine Daems.

François Jacqmin, Les saisons – Écri'turbulente

Programme des Journées Poët Poët – du 19 au 26 septembre

Chères toutes, chers tous !

Je me rejouis d’avoir l’excuse de vous écrire !! Cette fois-ci, ce sera pour vous partager le programme des Journées Poët Poët de septembre. En mars dernier notre cher Tour du monde a eu lieu dans la première partie du dit festival.

Je vous laisse découvrir les activités proposées entre le 19 et le 26 septembre à Nice et autour de Nice pour vous si vous serez là ou si vous avez envie de vous donner une excuse pour nous rendre visite et aussi pour que vous partagiez ces informations autour de vos amis qui se retrouvent dans ces mêmes circonstances.

Pour ceux parmi vous qui seront trop loin, je me rejouis de vous donner envie de venir nous rendre visite un jour ! Le festival est formidable :

https://cutt.ly/AW6T2vf

Bien poétiquement et bien amicalement aussi,

Ariel du Zoom des Poètes

Poèmes de Fernand Ouellette

*

Nos très noirs sanglots d’ailes
au rouge printemps de ta foudre
se nouent en vain;
il y a mort de soleil
à la source du jour,
mort de lumière profonde
en l’élan de l’œil

*

Solitaire mon phallus était hagard
était bourreau
tant loin de Dieu il connut l’errance.
Alors souple ta vulve le rassura
en repliant ses ailes.
Quelle aire verte nous traversâmes!

*

Nous ne pouvons
plus reculer.
La vie nous tient
jusqu’au silence.
Le périple commence
toujours par l’abîme.
Par la révélation
du vide,
la chute entière
dans la solitude

*

Pourquoi l’étouffement ?
Ou ce passage par la faille,
cet effritement des lignes?
Et rien en nous, du vert et des pousses,
du premier chant après l’éveil?

*

Ô ma race saignant sous la déchirure,
saignant la sève comme un acide.
La neige avait mal en nous.
Les îles poussaient sous nos pas.

*

Fernand Ouellette, poète, essayiste et romancier, est né à Montréal en 1930. Une quarantaine de titres jalonnent un parcours d’écrivain exceptionnel, qui lui a valu le prix Athanase-David, le Prix du Gouverneur général du Canada à trois reprises, le prix Ludger-Duvernay, le prix Gilles-Corbeil et quelques autres prix du Québec, de France et de Suisse. En 2005, il était nommé chevalier de l’Ordre national du Québec et en 2010 il recevait la médaille annuelle de l’Académie des lettres du Québec pour l’ensemble de son oeuvre.

PRIX ET DISTINCTIONS


Fernand Ouellette, récipiendaire de la médaille de l’Académie des lettres du Québec

Grand Prix du Salon International des Poètes Francophones du Bénin

Grand Prix international de poésie de langue française Léopold-Sédar-Senghor

Nommé membre honoraire de la revue Le Sabord

Entrée dans le Petit larousse illustré 2008

Prix Hommage du Conseil de culture de la ville de Laval

Prix Alain-Grandbois

Chevalier de l’Ordre national du Québec

Prix Gilles-Corbeil

Prix Ludger-Duvernay

Prix Suisse-Canada

Grand Prix francophone de la ville de Troyes (France)

Prix Athanase-David

Prix littéraires du Gouverneur général – Poésie

Grand Prix du Journal de Montréal – Poésie

Membre du Cercle des bâtisseurs Molson de la Ville de Laval

Prix du Gouverneur général du Canada – Romans et nouvelles

Prix de la revue Études françaises

Prix Québec-Paris

Prix Jean-Hamelin

Prix littéraire France-Québec (Prix du jury)

Un immense poète. Une poésie majeure et magistrale.

Témoignage de M. Fernand Ouellette 1de2 - YouTube

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